De l’Asie Centrale à la Syrie, le djihad comme alternative

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Ces trois dernières années, un phénomène inquiétant touche l’Asie Centrale : deux à quatre mille personnes sont parties rejoindre les rangs de l’État islamique (EI), ou Daesh. Pour certains, une manière de vivre leur religion de manière toujours plus pieuse. Pour d’autres, l’appel des armes tout simplement. Dans tous les cas, une alternative à leur vie actuelle.

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L’Europe sanctionne, l’Asie Centrale implose

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Les sanctions économiques imposées à la Russie et la chute des prix du pétrole ont non seulement mis l’économie russe au bord de la récession, frappé les ménages, mais également touché les pays les plus proches du Kremlin, et en particulier les pays post-soviétiques. Et cela se manifeste tant aux niveaux les plus élevés de la finance que pour les « rouages » les plus défavorisés de l’économie russe. Il est question notamment des travailleurs migrants issus des républiques d’Asie centrale, qui subissent de plein fouet les tensions avec l’Occident.

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Travailleurs migrants dans les rues de Moscou – Crédits : Célia Mascré

Les travailleurs centre-asiatiques venus en Russie envoient une part importante de leurs revenus à leur famille restée au pays. Pour la plupart, cela représente une proportion élevée du PIB. Pour le Kirghizstan, un tiers du produit intérieur brut. Pour l’Ouzbékistan, un quart, et pour le Tadjikistan près de la moitié. Au printemps de cette année, la crise ukrainienne et les sanctions qui s’en sont suivies ont réduit de manière significative le montant de ces fonds. Les citoyens tadjiks n’ont envoyés chez eux que 648 millions de dollars au cours du premier trimestre 2014, 5,3% de moins que l’an dernier à la même période. Les migrants ouzbeks, eux, ont transférés 924 millions de dollars, de 11% de moins que l’an dernier.

La conversion des monnaies empire cette situation. Pour l’Ouzbékistan par exemple : les migrants reçoivent leur salaire en roubles, mais le marché est basé sur le dollar aussi bien pour l’import-export que pour les transactions. La somme envoyée est donc convertie deux fois : du rouble au dollar, puis du dollar au soum, la monnaie ouzbèke. Avec ce mécanisme de conversion ajouté à l’inflation qui fait baisser les salaires, autant dire que la somme perçue par les familles est moindre.

Cela aboutit sur la dévalorisation des monnaies locales. Par exemple, en Ouzbékistan le dollar est fixé par la Banque centrale de la République au niveau de 2396 soms, mais correspond à 3300 soums sur le marché noir. Cependant, le taux de change au cours des 11 derniers mois a diminué de 67 à 50 soums.

Pour Akhmed Rahmanov, chercheur et journaliste spécialiste de l’Asie Centrale, le lien entre les sanctions européennes et la crise qui frappe les États de la CEI n’est toutefois pas si évident : « L‘envoi d’argent des migrants était en chute avant même les sanctions. Le prix du marché de travail avait déjà baissé à cause de leurs nombre croissants. De plus, la Russie a connu moins de dynamisme dans le domaine de la construction ces dernières années. Or, c’est ce secteur qui embauche le plus de migrants centre-asiatiques. En ce qui concerne la dévaluation de devises en Asie centrales, ça existé toujours de façon régulière, c’est vrai qu’après les sanctions on a eu un hausse de 30 soum, alors que normalement c’est 5-10 soum augmentation chaque deux mois. Donc, je dirais que les chiffres sont exagéré et présenté comme si toute était lié avec les sanctions à la Russie, mais c’est pas totalement le cas. »

Le Fond monétaire International, lui, prévoit un ralentissement de l’économie au cours des cinq prochaines années. En cause, « l’effet de contagion de la Russie et l’affaiblissement de la demande intérieure » dans les Républiques asiatiques de l’ex-URSS. En particulier, le Kirghizstan et le Tadjikistan, qui  » plus que tous les autres pays de la CEI dépendent de l’instabilité de l’économie de la Russie ».

Tout « approfondissement du différend géopolitique entre la Russie et l’Ukraine peut avoir un impact significatif sur l’économie du Caucase et de l’Asie centrale – à la fois sur le court et le moyen terme, » peut-on lire dans le rapport du FMI.

Mais il n’est pas seulement question de hausse des prix et de ralentissement de la production. Les pays de la CEI devront faire face à de plus grandes difficultés si l’état de l’économie russe s’aggrave encore. Alors, des millions de travailleurs dans le BTP, les concierges, les vendeurs perdront leur emploi. Une fois rentrés au pays, ils deviendront un catalyseur potentiel de tension sociale

Selon les données 2014 du service de l’immigration russe, seul un million de permis de travail a été délivré sur les dix premiers mois de cette année, pour onze millions d’étrangers. Ce sont essentiellement des migrants venus de la CEI. Difficile cependant de les chiffrer exactement, puisque les médias et le gouvernement omettent totalement de parler des travailleurs illégaux. Les chiffres peuvent facilement être doublés, selon certains experts et journalistes.

Alexandre Medinkov, journaliste russe pour le journal Lenta, dépeint un tableau très sombre : « Dans le scénario d’un retour massif des migrants dans leur pays d’origine (même si une bonne partie d’entre eux préférera rester en Russie quitte à tomber dans la criminalité), les gouvernements ne pourront pas faire face à de très fortes pénuries d’emplois. Si l’on ajoute à cela la perte des sommes envoyées par la main d’œuvre immigrée qui contribuent aux budgets locaux, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Kirghizstan ne pourront pas éviter la catastrophe. Le genre de catastrophe, qui mène à des révolutions comme celles qu’a connu le Kirghizstan en 2005 et 2010. »

Rahmon Oulmasov, professeur à l’Université russo-tadjike, tempère ces propos alarmistes : « chaque année jusqu’à 12 000 citoyens tadjiks se marient à l’étranger. Comme le montre la pratique, au fil du temps, de plus en plus de migrants sont en Russie et arrêtent tout transfert d’argent vers leur patrie. »

La situation n’est toutefois pas forcément meilleure en Russie, où la Banque centrale russe a récemment abandonné sa politique de soutien au rouble et où la monnaie est pratiquement en régime de change flottant.

Célia Mascré

 

 

Pourquoi l’Union eurasienne ne sera jamais l’Union européenne

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Nargis Kassenova est la Directrice du Centre d'étude d'Asie centrale du
KIMEP (Institut de management, d'économie et de prévision du Kazakhstan)

Contrairement à ce que beaucoup ont envie de croire, l’Union euriasiatique se différencie de l’Union Européenne, par bien des aspects. Cette dernière a certes été une source d’inspiration et un modèle pour la création de l’Union économique eurasienne, mais malgré certaines similitudes extérieures, ces deux projets d’intégration détiennent cinq différences fondamentales.

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Tout d’abord, ils diffèrent par la nature de leur volonté politique. L’intégration, de manière générale, implique de déléguer une partie de sa souveraineté à une entité supra-nationale, ce qui provoque systématiquement des questionnements internes et complexes pour n’importe quel État. Dans le cas de l’UE, cette déléguation s’est effectuée vers des élites politiques et des businessman, et l’enjeu de l’Union était la sécurité, le développement du commerce et le maintien de la position des européens dans la politique globale.

En ce qui concerne l’Union eurasienne, les pouvoirs resteront concentrés entre les mains des chefs d’États de ses membres : la Russie, le Kazakhstan, et la Biélorussie. Chaque acteur détient une motivation très personnelle, et est intéressé seulement par sa propre politique de sécurité nationale.

En quelque sorte, dans l’espace eurasien, le concept de souveraineté est revenu à sa valeur d’origine de la puissance souveraine. D’un côté, cet état de fait a ses avantages : les décisions importantes peuvent être adoptées et mises en œuvre rapidement, car il n’y a pas de multitude d’acteurs et d’intérêts à prendre en compte. De l’autre, l’avenir du projet se perd dans les diverses lignes de la politique des dirigeants actuels. On le sait, là où le pouvoir n’est pas centralisé, les projets ont du mal à se concrétiser (comme en Ukraine ou au Kirighizistan)

L’exemple de l’Ukraine, justement, illustre bien la deuxième différence au niveau de la participation volontaire dans le projet et les formes de pression qui peuvent être livrées dans le processus de promotion de l’intégration. L’intégration européenne, elle, est volontaire. Elle a été accompagnée et suivie d’un jeu politique complexe, avec des outils de politiques contraignantes efficaces. C’est ainsi que la France et l’ Allemagne ont pu pousser le Royaume-Uni à la signature de l’Acte unique européen de 1986 , qui a conduit à la création du marché unique.

Dans le cas de l’Union Eurasienne, c’est l’inverse : on utilise plutôt la carotte (au lieu du bâton) pour « pousser » les États à rejoindre l’Union.

Lorsque l’Ukraine a manifesté sa volonté de rapprochement avec l’Union Européenne, cette dernière s’est empressée de lui mettre sous le nez des avertissements concernant les graves conséquences économiques de ses décisions, la hausse du prix du gaz, et autres types de chantage contre une aide financière.

Lorsque finalement, il a été décidé de ne pas signer cet accord, Ianoukovitch a dû faire face à une vague de colère populaire, et l’Ukraine a été punie par la perte de la Crimée.

La conclusion qu’ont tiré les participants et les candidats au projet, n’est autre que « vous ne voulez pas vous intégrer, alors vous pouvez tout à fait vous passer d’un morceau de votre territoire ». En ce sens, il est impossible d’imaginer que Berlin ou Paris, facilite l’indépendance de l’Écosse par rapport au Royaume-Uni dans le cas d’une sortie récente de l’UE. Au contraire, la force de l’UE consiste à réduire le nombre de candidats à l’adhésion, en élaborant des formes alternatives pour le développement de la coopération et de la coordination.

La troisième différence réside dans le degré d’équilibre – à la fois économique et politique – des composantes du projet d’intégration. Le projet européen a commencé avec l’union de trois grandes économies (Allemagne, France et Italie), deux petites (Pays-Bas et Belgique) et une micro (Luxembourg). La plus grande économie, l’Allemagne de l’Ouest, pesait pour environ 40% du PIB total. Cet alignement de forces a permis de réduire la peur de la domination d’un pays et d’une économie sur les autres membres de l’association.

Dans l’Union Eurasienne, il y a une évidente domination de l’économie russe qui représentant 88% du PIB total de l’union en 2010, lors de la naissance de celle-ci.

Avec un tel déséquilibre, il est presque impossible de parvenir à un véritable système de contrôle. D’autant plus que Moscou, magnanime, s’est réservé le droit de décider du système de vote et de quotas. Ainsi, bien qu’au Conseil de la Commission économique eurasienne, qui est un organe exécutif supranational, les pays membres aient le même nombre de membres et de votes, les départements qui le servent sont en grande partie recrutés parmi les citoyens de Russie, dont le quota est de 84 %, tandis qu’il est de 10% pour le Kazakhstan et de 6% pour la Biélorussie. L’adhésion du Kirghizistan et de l’Arménie n’a pas changé la situation de manière significative. Cette asymétrie est aggravée par la dépendance politique des petits États vis-à-vis de la Russie. Le Kazakhstan et la Biélorussie (et bientôt, l’Arménie et le Kirghizistan) ne peuvent pas toujours dire «non».

Dans le même temps, l’économie russe, même si elle est dominante, ne peut pas être classée parmi les plus stables. Sa vulnérabilité liée à la volatilité des prix du pétrole, du gaz, et des métaux rend le Kazakhstan est encore plus vulnérable, et l’adoption de règlements et normes communes avec la Russie via l’UEE n’est probablement pas la meilleure voie pour les trente économies les plus compétitives. Désormais, quand la Russie se brouille avec l’Occident, les perspectives de nouvelles associations risquent d’être limitées.

Le rôle spécial de la Russie nous amène à la quatrième différence, que l’on appellera la « personnalisation du dirigeant » – au sens de pays dirigeant – ou la « locomotive de l’intégration ». L’intégration européenne a été très positive pour la reconstruction de l’Allemagne en général – après la seconde guerre mondiale, ndt. Cette incorporation de l’Allemagne à travers une Europe unie aura permis la fin des peurs traditionnelles des pays voisins. Dans notre situation – celle de l’union Eurasiatique, ndt, l’intégration est la démonstration du pouvoir montant et de l’autonomie – vis-à-vis de l’extérieur, notamment de l’UE – de la Russie. Même si l’Allemagne a un rôle premier dans l’UE, elle promeut l’Union Européenne tandis que l’intégration dans l’Union Eurasiatique n’a pour objectif principal que la promotion de Moscou et de la Russie.

L’Allemagne d’après-guerre est devenue un pays libéral et démocratique, présentant ses excuses à ses voisins et au monde. La Russie post-soviétique intervient militairement dans les affaires de ses voisins proches, ne les considérant pas comme pleinement souverain et se préoccupant peu de leurs intérêts.

Cette politique étrangère russe de domination à court terme (pouvant être assimilée au realpolitik) constitue le cinquième élément de différente avec l’UE. Le projet européen est fondé sur une base juridique solide et le respect des droits de l’homme. Ces valeurs déterminent l’identité et de consolider la communauté européenne.

Le projet eurasien n’est pas fondé sur de telles valeurs. Les accords signés ne sont pas respectés : c’est typique de l’espace post-soviétique. L’ajustement des lois en fonction des besoins, au moment voulu, fait obstacle à une intégration qui serait basée sur un cadre juridique strict. La violation du mémorandum de Budapest (1994), dans lequel la Russie donne des garanties de sécurité territoriale à l’Ukraine, a démontré à quel point les accords, au sein de l’espace post-soviétique, peuvent être totalement ignorés, (tout comme revendiqués !) – si besoin.

Ainsi, l’intégration eurasienne a très peu en commun avec le modèle européen. Ces deux projets ont des motivations différentes, une structure et un degré de stabilité différent.

Traduction : Célia Mascré

L’azerbaïdjan et le Conseil de l’Europe : une crise de légitimité

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Vugar Gojayev est un militant azerbaïdjanais pour les droits de l'Homme.
Anciennement à la tête de l'International Crisis Group pour l'Azerbaïdjan, 
il représente actuellement son pays au siège de Human Right Watch.

Le 14 mai marque une nouvelle étape dans le paradoxe européen. L’Azerbaïdjan, pays dirigé par un gouvernement autoritaire ayant, ces dernières années, particulièrement réprimé la liberté de presse et muselé la liberté d’expression, prend la présidence de l’assemblée du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, organe de décision de l’Organisation.

Ilham Aliyev et Herman Von Rompuy

Ilham Aliyev et Herman Von Rompuy

N’oublions pas que le Conseil de l’Europe est supposé être une Organisation dévouée à la promotion des droits humains et de la démocratie. Il est aberrant qu’un pays ayant un tel dédain pour les valeurs européennes fondamentales en dirige maintenant le Conseil.

L’Azerbaïdjan a été admis en janvier 2001, et ce malgré une excellente documentation sur les lacunes démocratiques de ce pays. À ce moment là, on espérait que l’adhésion au Conseil de l’Europe (CdE) aurait une influence positive sur Bakou, mettant les dirigeants azerbaïdjanais sous pression pour ouvrir le système. C’est pourtant l’inverse qui s’est produit : durant la dernière décennie, la démocratie a encore décliné de manière régulière et l’Azerbaïdjan se retrouve régulièrement en fin de liste des classements mondiaux concernant les libertés politiques, la corruption et les abus de droits.

L’aspect le plus exaspérant quant à cette présidence est que ce pays a échoué à remplir la majorité des critères d’adhésion au CdE. Ces critères obligent l’Azerbaïdjan à, entre autres, libérer ou rejuger les prisonnier politiques identifiés par les Organisations des droits de l’Homme, garantir la liberté d’expression et d’indépendance des médias, et amender les réglementations concernant les procédures d’appels.

Pratiquement aucune des réformes promises en 2001 ne s’est matérialisée et on assiste clairement à un déclin des droits civiques et politiques. Pour faire taire les critiques à propos du gouvernement, les autorités azerbaïdjanaises emploient la technique de la « porte tournante » à savoir : les victimes de harcèlement sont arrêtées puis relâchées, puis ré-arrêtées très peu après. Juste l’année dernière, les autorités azerbaïdjanaises ont arrêté des douzaines de hauts-membres de l’opposition politique, des défenseurs des droits de l’Homme, des jeunes activistes et journalistes en se basant sur des accusations montées de toute pièce ou sur des accusations politiques. Les élections sont truquées, la corruption est rampante, et le système judiciaire est complètement affilié à la branche exécutive.

La présidence de l’assemblée des ministres du CdE, organe en charge d’évaluer les progrès azerbaïdjanais à propos des critères d’entré dans le CdE à produit huit rapports concernant l’Azerbaïdjan depuis son adhésion. Tous ont montré les échecs et les violations sans fin des droits humains. Dans un rapport récent, Nils Muizniek, le commissaire au droit de l’homme du Conseil de l’Europe a exprimé ses inquiétudes à propos « des apparentes intensifications des poursuites criminelles injustifiées visant les personnes au point de vue dissidents, incluant les journalistes, les blogueurs et les activistes ». Parmi ces critiques, l’on peut ajouter les restrictions concernant la liberté d’expression, de rassemblement, d’association et les droits de propriété.

Aujourd’hui, en Azerbaïdjan, beaucoup se demandent quel est le rôle de l’organisation Européenne dans la transition démocratique. Ils se demandent comment, au vu des agissements évidents de leur gouvernement concernant les droits humains, leur État peut continuer d’être un membre du Conseil de l’Europe dont le seul rôle est d’assurer la protection des droits humains et de demander des comptes au gouvernement lorsqu’ils sont violés.

La répression azerbaïdjanaise sur les militants de la société civile a été faite au vu et au su du Conseil de l’Europe. Le Conseil a choisi de détourner les yeux de ces violations. Certes, des déclarations sévères ont été faites à de nombreuses reprises, mais aucun acte de fond n’a suivi. Il a soutenu l’administration du président Ilham Aliyev alors qu’il durcissait sa poigne autoritaire sur la société et la politique.

Bakou utilise son appartenance au Conseil de l’Europe comme un badge de légitimité. Il ne devrait pas être autorisé à se réclamer encore de ce Conseil, à moins de démontrer une réelle volonté à la démocratisation, et encore moins alors qu’il continue de violer les principes sur lesquels a été construit le Conseil de l’Europe.

Pour regagner sa crédibilité au yeux des Azerbaïdjanais, tout autant qu’aux yeux des autres, le conseil de l’Europe ne devrait pas seulement devenir plus audible à propos de l’absence de démocratisation de Bakou mais devrait aussi adopter de réelles sanctions afin que Aliyev et son gouvernement change de chemin. Les autorités à Bakou devraient être forcées de comprendre que leurs efforts pour éliminer toute critique gouvernementale ne sont pas acceptables dans une démocratie moderne.

La présidence de l’assemblée du Comité des ministres du Conseil de l’Europe offre des opportunités d’exercer des pressions sur Bakou. L’Organisation devrait inclure dans son dialogue avec l’Azerbaïdjan la nécessité de libérer immédiatement ceux qui croupissent en cellule sur des motivations politiques et que les droits quasi-inexistants soient réellement transformés pour ceux qui souffrent des persécutions des mains du gouvernement azerbaïdjanais.

Source : Eurasianet

Traduction : @Ligouchka