Alliance Pacifique : et la Russie dans tout ça ?

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Après cinq ans de négociations, douze pays, dont le Japon et les États-Unis, ont conclu le 5 octobre un accord de principe pour créer la plus grande zone de libre-échange au monde. Le partenariat transpacifique (TPP) doit maintenant être signé et ratifié par les Parlements des différents pays. Si l’accord est pour les Etats-Unis une manière de mettre de côté la Chine, la Russie se sent elle aussi visée.

L’enjeu du TPP est notamment d’harmoniser les normes et d’abaisser les droits de douane afin de booster les échanges commerciaux entre les douze membres. Ces derniers représentent 40% du commerce mondial.

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Selon Le Monde.fr, le traité tend à aligner sur les standards occidentaux la notion de propriété intellectuelle. Il est question aussi de la reconnaissance d’un Internet ouvert, y compris au Vietnam, où le régime communiste s’y opposait jusqu’à présent.

Manifestation contre le TPP au Japon Source : Occupy

Manifestation contre le TPP au Japon
Source : Occupy

L’accord prévoit en outre la disparition de 18 000 droits de douane auxquels étaient soumises les exportations américaines en direction de ses onze partenaires dans des secteurs comme l’industrie mécanique, les technologies de l’information, la chimie ou les produits agricoles.

“Obama crée une union pacifique pour augmenter le prix du pétrole”

C’est le titre d’un article du quotidien populaire Moskovski Komsomolets. “Pourquoi Obama construit-il une alternative à l’OMC, créant une union qui aura un impact direct sur les prix du pétrole et les intérêts de la Russie ?” se demande MK

Selon le journal, cette union est surtout dirigée contre la Chine. Mais elle fait clairement obstacle aux projets russes de ‘grande Europe’ et d’union eurasiatique

“La création d’une telle zone de libre échange va forcément accroître le commerce, et donc la production. L’accroissement de la production implique une plus grande consommation de matière première. Et donc à l’augmentation des prix du pétrole.”
explique Maxime Medvedkov, directeur du département des négociations commerciales du Ministère du développement économique.

“Le scandale de Volkswagen a sapé la confiance de Bruxelles dans les négociations sur le TTIP. Du coup, les États-Unis se rabattent sur l’Asie, concurrençant non seulement l’euro mais aussi le yuan.”

Le journal illustre son article avec une photo d’anaconda : “Géographiquement, le traité fait penser à un gigantesque anaconda qui asphyxie les pays qu’il entoure”

De leur côté, les Américains craignent plutôt l’afflux des constructeurs automobiles japonais, déjà bien présents aux Etats-Unis, rapporte Marianne.

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