Référendum grec : les réactions de la presse russe

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Le référendum grec a tenu en haleine les journaliste et citoyens européens toute la journée de ce dimanche 5 juillet. Et alors que les Grecs ont semble-t-il voté contre le plan des institutions européennes, la presse russe s’est elle aussi emparée de la question.

Izvestia, à propos de l’organisation du référendum : « Ni l’UE, ni le FMI ne s’attendait à une telle démarche de la part de Tsipras. Le désir de l’UE de faire pression sur les grecs via un ultimatum (aide financière en échange d’un resserrement des dépenses sociales du gouvernement de la Grèce) a conduit à réponse de réaction. Tsipras a fait ce qu’aucun politicien européen n’ose faire. »

Dans un article intitulé « Adieu, l’Union Européenne », Rousskï Reportior évoque la récente déclaration du parti conservateur polonais Droit et Justice (PiS, opposition), qui s’oppose à une adhésion de la Pologne à l’euro, ainsi qu’une récente pétition autrichienne demandant la sortie du pays de l’UE, le journal ne voit qu’une voie possible pour l’Union face à cet euroscepticisme grandissant : sa fin. « Aujourd’hui, l’Union européenne est un conglomérat de modèles socio-économiques mal assorti. »

« Peu importe l’issue du référendum de ce soir : l’adhésion à l’UE n’est plus un symbole de réussite économique, et le prestige de l’Union européenne a pris un coup. Si l’adhésion de la Grèce, fut autrefois un symbole de la réussite de la politique de l’intégration européenne, la sortie du pays de la zone euro sera un symbole de l’échec de son expérience économique et politique« 

Dans un édito intitulé, ironiquement, « La Grèce donne à l’Europe une leçon de démocratie » le journal Expert.ru considère que Tsipras, affaibli car n’ayant pas pu tenir ses promesses électorales, laisse les décisions difficiles au peuple. « Il est tellement sûr que les grecs refuseront de répondre à l’exigence des créanciers, qu’il a promis de démissionner en cas de vote positif. (…) Le pays est divisé en deux camps, et la victoire, si elle a lieu, ne sera sûrement pas écrasante. Et le pouvoir du chef de gouvernement grec ne sera sûrement pas renforcé. Cependant, ce référendum lui permettra de conserver son poste et de continuer sa confrontation avec les créanciers européens et le FMI. »

Le journal Izvestia, justement, se demande : « Est-ce une victoire à la Pyrrhus pour Tsipras, ou au contraire est-ce que le FMI et l’UE vont devoir faire des concessions envers la Grèce ? Les jours à venir le diront. »

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