La Russie réédite ses livres d’histoire sur la Crimée

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Aussitôt la Crimée rattachée à la Russie, une équipe d’historiens a été chargée de la rédaction d’un nouveau livre d’histoire sur la Crimée.

Celui-ci, qui traite de l’histoire de la péninsule de l’époque antique à nos jours, sera présenté le jeudi 19 novembre à Moscou et Simferopol. L’édition est recommandée auprès des établissements d’enseignement supérieur.

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Histoire de la Crimée, nouvelle édition

Mikhaïl Miakov, directeur scientifique de la Société de l’Histoire Militaire de la Russie* (SHMR) est un des contributeurs : « Nous avons commencé à travailler sur cet ouvrage dès le discours de Vladimir Poutine du 18 mars dernier (date de rattachement de la Crimée, ndt). Nous y racontons la fabuleuse histoire de la Crimée, dont le destin est inextricablement lié à la Russie. Nous volons faire comprendre au lecteur que la Crimée nous a toujours appartenu. »

Dans ses 461 pages, le livre traite la période hellénique, en passant par les épisodes de la Horde d’Or jusqu’à l’Empire russe. Le chapitre sur la guerre de Crimée (1854-1856) joue un rôle particulier dans le récit, avec notamment l’évacuation de Sébastopol par l’armée russe. Le rôle de la Crimée pendant la « Grande Guerre patriotique », la Seconde Guerre mondiale, est également largement mis en avant. Le livre se termine sur deux chapitre enclins à la controverse. Le premier, sur la Crimée ukrainienne (1954-2014), intitulé « Les maux de Kiev », et le second, portant sur la « réunification » de la Crimée et de la Russie, « La lumière de Gueorguiev* de nouveau sur la Russie ».

« Les deux derniers chapitres, ont été rédigés en direct, au fur et à mesure des évènements ukrainiens. Nous avons suivi avec attention les évènements, de Maïdan jusqu’au référendum. Avec le recul, il paraît évident que la Russie a sauvé les habitants du bain de sang. » continue Mikhaïl Miakov.

Dans la préface, rédigée par le ministre russe de la culture Vladimir Medinsky, on peut lire : « De nombreuses personnalités politiques et publiques russes ou étrangères ont récemment évoqué l’histoire de la Crimée dans leurs discours. Certains évènements ont parfois été interprétés de manière diamétralement opposées. Nos adversaires sur la scène internationale ont, par un traitement des faits partial, ou au contraire l’omission de certains autres, essayé de créer une image déformée des évènements. »

Une clarification des faits, donc.

 

Source : Izvestia

 

*Organisation publique d'État, dont les activités visent à l'étude et la 
 promotion de l'histoire militaire de la Russie, ainsi que la conservation
 des objets militaire et le patrimoine historique.
*En référence au fameux ruban de Gueorguiev, à rayures noires et oranges,
 qui constitue l'un des symboles de la vaillance militaire les plus reconnus
 et respectés dans la Russie moderne. On l'arbore notamment le jour de la 
 victoire, le 9 mai. 

 

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