La mixité à l’école passée de mode en Russie

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Les enseignants de l’institut Smolny, dans la région de Penza (600km au sud-est de Moscou, ndt), se soucient de la bonne éducation des petites filles. Une classe a spécialement été créée  pour ces futures « Lady » : dès les premiers jours, on leur enseigne la couture, l’éthique, la danse, les langues étrangères, etc. Ces petites (et plus grandes) sont même affulblées d’un uniforme confectionné à l’effigie de l’institut Smolny. À côté, l’on peu aperçevoir des visages plus « masculins » : c’est la classe des garçons. Et ça donne quoi, à l’intérieur ?

Crédit photographiques : Ria Novosti

La séparation fille/garçon dans les école était très courante en Russie avant son interdiction formelle en 1918. Selon les politiques de l’époque, ces pratiques violaient les droits des femmes. Depuis 1943, l’idée de séparer les enfants par genre regagne en popularité dans les grandes villes.

Actuellement, séparer filles et garçons se pratique dans certaines écoles privées à Moscou, Saint-Pétersbourg, ainsi que certaines autres dans la Bachkirie et dans la région de Stavropol. Les enfants sont toutefois dans un même et unique établissement. Une liste commune de fournitures scolaires est établie, puis chaque classe a ses objets supplémentaires de prédilection. D’ailleurs, les enfants passent l’essentiel des activités parascolaires tous ensembles.

Les professeurs de Penza ont décidé d’introduire la séparation des genres à l’école, préparant ainsi les future femmes à leurs vocation « première » de femme au foyer. La première école de ce genre dans la région a ouvert ses portes cette année.

Les projets de ce type, s’ils fonctionnent, devrait se multiplier dans la région. Les filles et garçons seront séparés jusqu’à la fin du lycée (11ème classe).

Natalia Maximova, directeur adjointe de l’école : « Nous expérimentons ce concept pour la première année. Malgré les évolutions propres à notre société actuelle, une femme doit rester une femme. Les jeunes filles adoptent de plus en plus certains traits de caractères masculins, ce qui est positif mais ne doit pas aller outre mesure. Le destin premier d’une femme, c’est d’être mère et de prendre soin de la maison »

Фото: Павел Лень/SmartNews

Фото: Павел Лень/SmartNews

« Les filles sont trop méchantes, parfois elles nous harcèlent. Nous on est des sérieux. » Ilia, écolier dans la classe pour garçons.

« Les garçons nous tirent les tresses, nous distraient et ne travaillent pas. Nous devons même fermer la porte tellement leurs bruits nous empêche d’écouter le professeur » Anya, écolière de la classe pour fille.

« Moi j’aimerais étudier avec les filles. Elles sont plus intelligentes » Dima, écolier dans la classe pour garçons.

Quand les filles feront de la danse classiques, les garçons feront de l’escalade. Quand les garçons feront du bricolage, les filles feront du tricot. « On retourne tout bonnement au Moyen-Age » clament certains analystes russes.

Effectivement, si le féminisme fait recette en Europe, c’est tout le contraire en Russie. Ici chacun sa place, et chacun ses devoirs.

Source : Smartnews.ru

Traduction #Ligouchka

Ukraine : son coeur balance entre Bruxelles et Moscou

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Alors que l’Ukraine s’apprête à signer un accord douanier avec l’Union Européenne (UE) fin novembre à Vilnius, la Russie manifeste plus que jamais son mécontentement. Cette Ukraine, qui a pris sa majorité en 1991, s’émanciperait-elle de la mère Russie ?

© Fotolia/ bernanamoglu

Le 18 septembre dernier, le gouvernement ukrainien approuvait un projet d’accord d’association avec l’UE, qui déboucherait probablement sur un accord de libre échange en novembre prochain, dans le cadre sommet du Partenariat oriental à Vilnuis (Lituanie)

Seulement voilà : l’Ukraine détient depuis mai 2013 le précieux statut d’observateur au sein de l’union douanière composée du Kazakhstan de la Russie et de la Biélorussie. Or, l’Ukraine exporte à 60% vers les anciens pays soviétiques dont 38 % vont vers l’Union douanière (Russie, Kazakhstan, Biélorussie) : c’est un exemple de l’importance économique et stratégique de ce marché pour le pays.

Pour résumer, donc, l’Ukraine a postulé pour deux zones de libre échange différentes voire opposées. Or, elle a été reçue dans les deux cas … C’est un véritable choix cornélien qui s’impose ainsi à l’Ukraine.

L’irrésistible tentation vers l’Ouest

Les nombreux avantages que l’entrée du pays la seule zone de libre-échange européenne ne sont plus à prouver : modernisation des normes, évolutions technologiques, accès illimité aux produits européens, nouveau statut sur la scène internationale…

L’Ukraine pourrait même paradoxalement bénéficier d’une récente tolérance de la part de l’Europe : le journaliste Shaun Walker, correspondant à Moscou pour The Guardian, fait remarquer qu’ironiquement, les exigences de l’Union Européenne concernant l’Ukraine sur le plan de la corruption et des droits de l’Homme (Youlia Timochenko, etc.) vont en décroissant face à la pression de la Russie.

Actuellement, les relations entre l’UE et l’Ukraine reposent sur l’accord de partenariat et de coopération (APC) entré en vigueur en 1998. Lors du sommet de Paris organisé en 2008, les dirigeants de l’UE et de l’Ukraine ont convenu qu’un accord d’association devait succéder à l’accord de partenariat et de coopération.

Côté opinion publique, le terrain semble préparé en Ukraine : « Pour la première fois dans notre histoire, plus de 50% de la population soutient l’intégration européenne, et moins de 30% veulent renforcer les liens avec la Russie » expliquait le ministre ukrainien du commerce Petro Porochenko à Yalta ce week-end

Il faut dire que le comportement de la Russie, cet été, n’a pas vraiment joué en sa faveur quand elle a décidé de bloquer les exportations  pendant une semaine. La Russie a ainsi participé à un certain renversement de situation dans les mentalités : les ukrainiens se sont braqués contre la Russie et se sont raccrochés à l’union européenne

« Côté ukrainien, ils ont franchement accru le poids des soutiens pour l’UE, y compris chez les électeurs sceptiques ou indifférents, qui refusent d’être humiliés. Même les oligarques ont décidé de se défendre de façon solidaire. » explique au Monde Arseni Iatseniouk, membre de l’opposition, qui avait également déclaré à cette occasion que M. Poutine méritait une médaille pour avoir poussé l’Ukraine vers l’UE en déclenchait cette guerre commerciale.

D’un autre côté, et Poutine n’hésite pas à le rappeler, il existe des risques soulèvements politiques possibles dans les régions russophones de l’Ukraine (Est et Sud). Ces régions sont en effet dominées par des autorités locales anti-européennes et sont clairement positionnés du côté de la Russie. Mais ce n’est pas la seule carte que Poutine a en main.

Explications du « niet » russe

Vladimir n’apprécierait pas de perdre sa mainmise sur l’Ukraine en premier lieu et tout simplement parce que « Dans le système oligarchique dominant actuellement en Russie, il n’est pas pensable que l’Ukraine prenne son indépendance » (Christian Makarian dans « Allô l’Europe » sur France Inter)

Le Président russe présente toutefois des arguments bien plus recevable qu’un petit caprice géopolitique : par exemple, et cela n’a été contredit par aucun juriste, l’entrée de l’Ukraine dans la zone de libre échange de l’UE, irait à l’encontre du Traité d’amitié, de coopération et de partenariat entre la Fédération de Russie et de l’Ukraine de 1997. En particulier, l’article 13 qui prévoit « la coopération mutuellement avantageuse dans l’économie ». Cette incompatibilité juridique avait déjà été invoqué en 2008 lors de la possible entrée de l’Ukraine dans l’OTAN : Poutine ne veut vraiment pas lâcher sa petite protégée.

Arseni Iatseniouk, député ukrainien et ancien Président de la Rada (Parlement), résume la situation : « Le mur de Berlin est tombé il y a plus de 20 ans et il n’est pas nécessaire d’en construire un nouveau. Mais […] Moscou veut le construire à la frontière entre l’Ukraine et l’UE »

De manière moins juridique, il explique que si l’Ukraine appartient à ces deux zones de libre échange, le pays deviendra une véritable porte d’entrée pour produits russes et asiatiques sur le marché européen. La Russie, explique Poutine, se verra donc dans l’obligation de restreindre au maximum les modalités de l’union douanière eurasiatique.

Les relations russo-ukrainiennes en danger

Quoi qu’il en soit, Moscou a été claire : une fois le dos tournée à la Russie, l’Ukraine ne pourra attendre aucun geste d’aide ou d’amitié de la part de Moscou

Radek Sikorski (ministre ukrainien des affaires étrangères) lui pense que les relations russo-ukrainiennes ne seront que meilleures lorsque l’Ukraine sera intégrée dans le processus européen : il prend l’exemple de la Pologne.

Ces négociations sont donc bien plus tendues qu’elles n’y paraissent, tant les enjeux et les intérêts divers s’entrecroisent, parfois incompatibles entre eux. Pour la Russie, même si l’ « indépendance » de l’Ukraine est une mauvaise nouvelle, il ne s’agit pas de froisser ce pays si stratégiquement important. Pour l’Ukraine, l’idéal serait de bénéficier de l’union douanière européenne tout en gardant Poutine dans sa poche.

#Ligouchka

La délégation russe quitte l’Assemblée générale de l’ONU lors d’un discours Saakachvili

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Mercredi, le 25 septembre, la délégation russe a quitté la salle de l’Assemblée Générale de l’ONU en plein milieu du discours du président géorgien, Mikhaïl Saakachvili. Comme l’a déclaré aux journalistes Alexander Lukashevich, représentant officiel de la diplomatie russe, cette action est directement liée aux allégations de M. Saakachvili.

Saakachvili dénonce « le dernier empire autoritaire du monde » – La vidéo ici

Le président géorgien Saakachvili en 2008

Le président géorgien Saakachvili en 2008

Selon les russes, le président de la Géorgie a insulté les autorités russes et la politique de la Russie « dans l’espace postsoviétique ».

Pour lui, cette déclaration est totalement antirusse et il paraît évident que la délégation russe se devait de quitter la salle.

« Cette fois, c’était même pas une critique à proprement parler, mais un tissu de mensonges totalement fou, non seulement anti-russe mais russophobe et antigouvernemental.
Heureusement pour le peuple géorgien, la carrière politique de cet homme, dont l’état mental nécessite une évaluation professionnelle, touche a sa fin », a lancé le diplomate.

Source : Vesti.ru

#Ligouchka

« Ma vie chez les milliardaires russes »

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maviechez

Marie Freyssac est tout ce qu’il y a de plus normal. Française, elle a une trentaine d’années et cherche enfin un boulot stable. Après, certainement, des dizaines d’entretiens d’embauche, elle ne s’attendait pas à ça : une famille d’oligarques russes la recrutent via l’ANPE (oui car il faut faire les choses correctement). C’est ainsi qu’elle fera le voyage jusqu’à Moscou pour jouer le rôle de niania (nounou) avec un salaire à la clé de 5000€ par mois (logée, nourrie, transportée). Dans la capitale russe, parler français et même employer chez soi une gouvernante française devient très en vogue chez les nouveaux riches (« nouveaux russes »).

En Russie, à partir du XVIIIème siècle, le français est pratiqué à la Cour : les aristocrates parlent petit à petit français couramment, imitant Elisabeth 1ère de Russie. Un siècle plus tard, Tolstoï écrira d’ailleurs guerre et paix en français pour moitié. Petit à petit et surtout en raison des troubles politiques, le français n’est plus pratiqué. Les nobles russes vont même jusqu’à prendre des cours de russe auprès du « peuple ».

Aujourd’hui, le russe moyen se contente de rêver de Paris, quand le nouveau riche, lui, se paye des villas à Nice, Cannes, en Corse, et bronze tranquillement chaque été accompagné de tout son petit personnel.

Attention, ce n’est pas parce qu’ils sont riches et puissants que les oligarques agissent avec des manières occidentalisées. En revanche, ils s’adaptent, évidemment, pour les affaires. Ils tirent ainsi une croix sur les chemises en strass, les contrats signés sous l’emprise de vodka et ne se curent plus les dents au restaurant devant un client. Ce curieux mélange de comportement typiquement russe et affreusement américanisé font d’eux des personnages hors norme. Figurez-vous que ce sont ces caractéristiques qui les rendent précisément … Attachants.

Cette singularité marque plus généralement les « peuple nordiques » : les russes sont terriblement froids et distants au premier abord. Cette distance, en Russie, s’accompagne néanmoins d’une soviet touch : les « je ne parle pas aux gens de l’Ouest » sont quotidiens (dans le livre, la réplique est d’ailleurs : « Je ne bois pas avec les gens de l’Ouest ! », pire affront encore de la part d’un slave). L’oligarque, lui, se contentera de vous snober sans un mot, très humiliant. Après avoir « rompu la glace », ils sont désormais prêts à tout pour vous et manifestent un sens de l’amitié redoutable. De manière générale, ce sont ce genre d’extrémismes qui décrivent le mieux les russes. Les oligarques n’échappent pas à ce trait de caractère ; mais leur excès à eux se trouve dans l’argent. Surenchère et démesure marquent leur quotidien : il ne faut pas le plus pratique ou le plus beau des objets, il faut toujours le plus onéreux. En mettre plein la vue, exposer sa richesse, sa beauté, sa réussite autant que possible semble être la principale préoccupation de ces privilégiés. La maison d’à côté est à vendre ? Ils l’achètent, histoire d’éviter de devoir subir de potentiels travaux effectués par de potentiels voisins. Tout est simple. La petite est en retard pour sa sortie au musée ? Papa a à sa disposition un gyrophare qui lui permet d’utiliser la voie spéciale conçue pour les sorties de Vladimir Poutine … Ou les oligarques. Le père de famille détient même un macaron permettant de rouler à contresens.

Ces personnages hauts en couleur développent également une notion de bonheur très particulière, c’est le bonheur à court terme : céder aux caprices et éviter les contrariétés, autant du côté des adultes que des enfants.

La tâche n’est pas évidente : être gouvernante chez les oligarques, c’est donc tout un art. Une fois débarquée dans la maison des Sokolov, sur la « roubliovka » littéralement la route du rouble, (Dmitri Medvedev y vit), Marie doit se plier aux règles. L’art du consensus, l’art de dire ce que l’on souhaite entendre et de ne pas les contrarier. L’art d’être omniprésent tout en étant invisible. Du côté des enfants, ce statut ne confère absolument aucun avantage : ni celui d’être « copain-copain » ni celui d’incarner l’autorité et donc de se faire respecter. Ainsi faut-il leur « donner envie de ranger leur chambre » tout en évitant la crise d’hystérie de l’enfant qui vous lance ses jouets en bois en pleine figure. Évidemment, inutile d’attendre une quelconque reconnaissance de la part de qui que ce soit. Le seul remerciement se matérialise par des grosses coupures en liasses constituant un salaire, lui aussi, démesuré. Les oligarques ont cette marque de fabrique des milliardaires de ne pas savoir aimer autrement qu’en distribuant argent. C’est ainsi que dans un élan d’affection, le père de famille (Artiom) tendra froidement, sans même la regarder, un billet de 5000 roubles (120€) à Marie pour la journée de la femme. De la même manière, le petit garçon, Aliocha, a vite radié le « bonjour » de son vocabulaire au profit d’un « il est où mon cadeau ». S’il n’apporte rien, le visiteur ne mérite pas qu’on lui adresse la parole : affront total. Pourtant, c’est un immense amoncellement de cadeaux datant de plusieurs noëls en retard que les enfants ont dans leur chambre … Décidément, une expérience dont on ne ressort pas indemne.

#Ligouchka

Daguestan : apporter du sang frais au gouvernement pour le sortir de la « féodalité »

En passant

Le 23 juillet 2013, le président daghestanais Ramazan Abdulatipov, limogeait à la surprise de tous le gouvernement dans sa globalité, à l’occasion d’une réunion portant sur les résultats de développement socio-économique du pays. Face à une telle décision,  R. Abdulatipov a dû se justifier, ce qu’il a fait, en pointant du doigt  le manque de résultats quant à la mise en œuvre des « dix projets prioritaires de développement » du pays. Parmi ces dix points, annoncés en juin, sont prévus : le blanchissement de l’économie, la création de points de croissance, le renforcement des investissements dans le pays par une nouvelle industrialisation pour davantage d’attractivité, une bonne gouvernance,  un développement territorial efficace, l’efficacité de l’agriculture, etc. (source : site officiel du gouvernement Daghestanais ici

En attendant la formation d’un nouveau gouvernement, il est prévu que les ministres gardent leurs postes respectifs : par exemple, l’ancien vice-premier ministre Anatoli Karibov a été désigné chef du gouvernement par intérim.

Jusque là, aucun analyste politique ne s’était aventuré à prédire la composition de la nouvelle administration au pouvoir.

Aujourd’hui, Abdulatipov annonce, lors d’une allocution télévisée, vouloir envoyer illico une soixantaine de jeunes daghestanais à Moscou pour les former (Abdulatipov lui-même a été recteur de l’université d’état de la culture et des arts à Moscou). De cette manière, il voudrait former une équipe de trentenaires, créatifs, efficaces, et davantage aptes à mettre en place les objectifs ci-dessus cités, qu’une bureaucratie vieillissante et corrompue.

Celui-ci parle même sans tabou, et à plusieurs reprises, de la nécessité de sortir le Daguestan de l’état de « féodalité » dans lequel il se trouve.

Svetlana Bokotlikova, journaliste pour Bolchoi Kavkaz fait toutefois remarquer que ces jeunes, envoyés à Moscou, ne seront de retour que d’ici 5 longues années. Ceci reporte le « changement radical » annoncé par Abdulatipov à quoi, 2020, peut-être plus tard encore ?

Mais le Daguestan est-il vraiment dépourvu en jeunes étudiants brillants et dynamiques ? L’allocution d’Abdulatipov détient une réponse à notre question : « tous les plus actifs sont partis dans la forêt, et les plus instruits sont allés s’agripper au Salafisme en Arabie Saoudite. ». Bon. Il est toutefois difficile de croire que la totalité des élites Daghestanaises aient fui le pays. Il semblerait, selon le sociologue spécialiste de la politique du Caucase Enver Krisiev, que l’accès aux postes à responsabilités du pouvoir soit bloqué par un manque total d’ascension sociale possible.

Un des membres de la « jeunesse parlementaire du Daghestan », Roman Dedin, a été interrogé par le journal Bolshoi Kavkaz, et explique que le président daghestanais ne manque pas de ressources pour trouver ses futurs hauts fonctionnaires. Lui-même plus moscovite que les moscovites, il connaît les bonnes personnes à contacter et les exemples regorgent. Roman Dedin explique, et cela fait écho aux commentaires d’Enver Krisiev, que le nouveau gouvernement ne doit pas être uniquement composé de jeunes fils de patrons, mais aussi et surtout de jeunes, motivés et compétents, peu importe leur milieu social.

En tant que jeune parlementaire, Roman Dedin explique à quel point il lui est difficile, malgré sa bonne volonté, de travailler efficacement à cause notamment d’un manque d’accès direct à l’exécutif, et le caractère très limité des institutions juridiques, qui ont peu d’influence sur la vie réelle.

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Armureries du Daghestan

Armureries du Daghestan

La République du Daghestan est une région fédérée de la Russie. Elle est la principale république de Ciscaucasie, en superficie comme en population.

Capitale : Makhatchkala

Langue(s) parlée(s) : russe et 13 autres langues

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Malgré le peu d’intérêt que la presse occidentale a pu porter à cet évènement, voici quelques liens en français pour mieux comprendre la situation au Daghestan

> « Quelles sont les causes du changement de pouvoir au Daghestan ? » (Le Courrier de Russie, le 6 février 2013) Ici

> « Daghestan : le gouvernement limogé pour son inefficacité »(Ria Novosti, le 22 juillet 2013) Ici

> « Le ramadan commence mal au Daghestan » (Courrier international, 10 juillet 2013) Ici

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aabdulatipov2 Ramazan Abdulatipov est actuellement le président par interim de la république du Daghestan, depuis le 29 janvier 2013 suite au limogeage par Vladimir Poutine de  Magomedsalam Magomedov. *Il est chargé par M. Mikhaïl Gorbatchev des questions nationales depuis 1988, il est nommé, en août 1997, vice-premier ministre chargé de la réforme des structures fédérales. Il participe aux négociations en Tchétchénie, où il tente de supplanter M. Ivan Rybkine*

*> « De A à Z », Nina Bachkatov  pour le monde diplomatique, mars 1998

#Ligouchka